Coup de tonnerre dans l’univers de la Tech. La justice française a diligenté une perquisition dans les locaux de X (anciennement Twitter), mardi 3 février, et a convoqué son propriétaire Elon Musk le 20 avril, dans le cadre d’une enquête sur les dérives présumées du réseau social. Dans la foulée, le milliardaire a dénoncé cette convocation comme « une attaque politique ».
Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de X, est également convoquée à cette date. Cet ex-responsable et Elon Musk sont visés « en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits », a expliqué la procureure de Paris Laure Beccuau dans un communiqué. Les enquêtes, dirigées par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet, sont menées avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie et l’agence européenne de police Europol.
Le parquet de Paris a indiqué travailler en collaboration avec « plusieurs pays ». Le régulateur britannique de la protection des données (ICO) a d’ailleurs annoncé mardi l’ouverture d’une enquête contre X et son entreprise d’intelligence artificielle xAI au sujet des images à caractère sexuel générées par son chatbot Grok, à l’origine d’un tollé mondial.
En France, la plateforme est visée par une enquête préliminaire, partie de signaux début 2025 dénonçant un biais dans ses algorithmes. L’enquête a ensuite été élargie, après d’autres signalements à l’été 2025 notamment.
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