Dans la continuité de sa politique de lutte contre le narcotrafic, le ministre de la Justice a déclaré samedi 17 mai vouloir créer une prison de haute sécurité en Guyane pour “mettre hors d’état de nuire les profils les plus dangereux du narcotrafic”. Une proposition qui convoque le douloureux souvenir des colonies pénales, note la presse étrangère.
Sa stratégie se veut simple : “Frapper la criminalité organisée à tous les niveaux.” En déplacement en Guyane, du 17 au 19 mai, Gérald Darmanin a annoncé dans les colonnes du JDD son intention de construire “une prison de très haute sécurité à l’image des prisons ‘supermax’ américaines, au cœur de la jungle amazonienne, pour y incarcérer les barons de la drogue et les terroristes islamistes, le tout pour un montant de 400 millions d’euros”, relaie The Times.
“Cette prison sera un verrou dans la guerre contre le narcotrafic”, a-t-il ensuite précisé pour le journal français. Le quotidien britannique note quant à lui que l’annonce du ministre de la Justice, “tenant d’une ligne dure”, intervient “dans un contexte de crainte de la ‘mexicanisation’ de la France”.
En effet, en coordination avec son collègue du ministère de l’Intérieur, Bruno Retailleau, et dans la lignée de son éphémère prédécesseur Didier Migaud, l’actuel garde des Sceaux a fait de la lutte contre la criminalité organisée une priorité. Le journal londonien rappelle que “les cartels de la drogue se sont lancés dans des guerres de territoire de plus en plus sanglantes, armés de kalachnikovs, et que des personnalités françaises ont fait fortune dans la cryptomonnaie ".
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