Un avion de transport militaire danois sur le tarmac de Nuuk, la capitale du Groenland. L'appareil s'est posé mercredi soir 14 janvier vers 22 h 30. À son bord, plusieurs dizaines d'hommes ont rejoint le quartier général du commandement arctique. Une quinzaine de chasseurs alpins français sont également arrivés sur place.
Un renforcement militaire qui interroge les habitants : "C'est rassurant. On se sent plus en sécurité et en même temps on ne sait pas ce que ça prépare". "C'est dommage parce que nous vivons dans une zone pacifique ici au Groenland", réagit un autre habitant.
Mercredi, les chefs de la diplomatie du Danemark et du Groenland ont été reçus à Washington par leur homologue américain et le vice-président. Ils en sont ressortis perplexes. "Nous n'avons pas réussi à changer la position américaine. Il est clair que le président a la volonté de conquérir le Groenland. Nous avons dit très clairement que ça n'était pas dans l'intérêt du Royaume", a lâché Lars Løkke Rasmussen, ministre des Affaires étrangères du Danemark.
Dans la soirée, Donald Trump a réaffirmé son objectif tout en essayant de se montrer rassurant : "J'ai de très bonnes relations avec le Danemark, on va voir comment ça va évoluer. Je pense qu'une solution sera trouvée".
Difficile de déchiffrer la stratégie de Donald Trump et ses réelles intentions. L'Europe en tout cas veut montrer qu'elle le prend au sérieux, avec ses moyens. Une trentaine de militaires allemands et suédois devraient rejoindre les Danois et Français au Groenland.
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