Le militant identitaire Quentin Deranque a été jeté au sol et frappé par « au moins six individus » masqués et cagoulés, jeudi 12 février 2026, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Lyon, a déclaré le procureur de Lyon, Thierry Dran, au cours d’une conférence de presse, lundi 16 février 2026.Hospitalisé dans un état critique, il meurt le 14 février 2026 des suites de ses blessures.
Après le drame, Némésis affirme que ses militantes ont reconnu parmi les agresseurs des membres de La Jeune Garde, mouvement antifasciste dissous en juin 2025. L’organisation conteste toute responsabilité. À ce stade, le parquet n’a établi aucun lien formel entre le collectif et l’agression mortelle. Dans l’immédiat, les enquêteurs « cherchent à identifier l’ensemble des auteurs de ces violences. Des interpellations seront ensuite effectuées », indique le procureur.
Laurent Nuñez estime que le lien entre La Jeune Garde et LFI est « très fort ». Marion Maréchal affirme que « L’extrême gauche française et en particulier LFI a du sang sur les mains », lors d'une manifestation en hommage au jeune homme tué. De son côté, Jean-Luc Mélenchon répond lors d'un meeting : « La mort n’a rien à faire dans nos pratiques et dans nos rangs », réaffirmant son opposition à la violence.
Originaire de Saint-Cyr-sur-le-Rhône, étudiant en mathématiques, il était engagé dans la vie pastorale. Un paroissien de l’église Saint-Georges témoigne : « Il faisait partie de ces jeunes qui redécouvraient la beauté de la foi, les racines chrétiennes de la France et qui en vivaient personnellement. » Quentin Deranque avait également un engagement politique : ancien militant de l'Action française, il évoluait dans la mouvance identitaire, notamment au sein d’Allobroges Bourgoin. Plusieurs groupes nationalistes lui ont, notamment, rendu hommage après son décès.
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