Une promesse de campagne. La candidate des Républicains Rachida Dati affirme pouvoir faire de la capitale "une ville propre" en une semaine si elle est élue en mars prochain à l'issue des municipales. Et de dresser un mode d'emploi. "J'assume de dire que la collecte (des déchets), il faut la privatiser". "Ce n'est pas le boulot des maires" de gérer ce dossier, insiste encore Rachida Dati.
Actuellement, la collecte des déchets est assurée par les services municipaux dans la moitié des arrondissements parisiens. L'autre moitié voient leurs déchets ramassés par des entreprises privées. Cette répartition date de 1986 sous le mandat du maire RPR (l'ancien nom des LR NDLR) Jacques Chirac.
Mais pour Rachida Dati, "il faut en finir avec ce système". La candidate aux municipales s'est d'ailleurs mise en scène en novembre dernier lors d'une tournée d'éboueurs de la société Derichebourg. Pour privatiser entièrement le ramassage des déchets à Paris, il faudrait adopter ce changement en Conseil de Paris.
La droite parisienne avait déposé un vœu en 2023 pour changer la situation mais l'exécutif dirigé par Anne Hidalgo avait refusé. Dans une évaluation très détaillée du fonctionnement du ramassage des déchets de la capitale, la Cour des comptes n'appelle pas à la privatisation de ce service.
Mais ce rapport pointe "une organisation complexe dotée de moyens humains et matériels". Par exemple, "un éboueur et un conducteur d’engin peuvent être successivement affectés à des tâches de nettoiement ou de collecte". La Cour des comptes appelle également à caler "les cycles de travail" des agents du service public aux 35 heures hebdomadaires sur ceux des éboueurs de sociétés privés qui, sont, eux aux 39 heures hebdomadaires.
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