C’est fait. Bruno Retailleau déclare officiellement sa candidature à l’élection présidentielle 2027. Le président des LR en a fait l’annonce ce jeudi, à 18 heures, sur les réseaux sociaux. Une déclaration suivie d’une invitation au 20 heures de TF1 ce soir, puis d’un entretien dans Le Figaro Magazine.
« J’ai pris la décision d’être candidat à l’élection présidentielle », a annoncé Bruno Retailleau, lors de cette allocution de 9 minutes, au ton solennel et sur fond bleu, drapeaux tricolore et européen à ses côtés. Une décision prise « avec la sincérité de mes convictions, la force de mon expérience et la gravité qu’exige le moment », lance le sénateur. « Je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir », assure celui qui a quitté le gouvernement en octobre.
Sur le fond, Bruno Retailleau est resté là où on l’attend, défendant sa ligne de droite conservatrice, libérale économiquement, qui fait, comme le RN, des enjeux identitaires une question centrale. Celui qui parle, dans son allocution, de sa « petite patrie charnelle, la Vendée », prévient : « Je ne tenterai pas de vous convaincre par des slogans démagogiques ou par des postures théâtrales. Je crois au sérieux, à la constance, à la cohérence. Et je ne promettrai rien que je ne pourrai tenir ». « L’engagement que je prends, c’est de toujours vous dire la vérité », soutient Bruno Retailleau, dans des accents qui rappellent François Fillon. Et « dire la vérité, c’est dire qu’on ne peut plus tricher avec la réalité. Dire la vérité, c’est dire que l’immigration n’est pas une chance. Parce qu’au-delà d’un certain nombre, une société multiculturelle devient toujours une société multiconflictuelle. Dire la vérité, c’est dire qu’on ne peut pas vivre mieux en travaillant moins, que l’Etat ne peut pas dépenser plus que ce qu’il gagne », soutient l’ancien président du groupe LR du Sénat.
« Je serai le Président de l’ordre, de la justice, et de la fierté française », lance encore le président des LR, qui ajoute : « Oui, une majorité nationale existe ». Y allant de quelques formules, il entend donner « la priorité au travail plutôt qu’à l’assistanat » et être « le protecteur de la France des travailleurs, pas de la France des profiteurs ».
Le sénateur de Vendée veut « redonner le pouvoir de décider », avec une idée : soumettre « directement par référendum plusieurs grands textes de loi. Ils constitueront le socle de notre nouveau contrat social ». Des consultations des Français pour « réduire drastiquement l’immigration, engager une véritable révolution de notre justice pénale, et redonner la primauté à notre droit national ». Il compte aussi « réorienter la protection de notre environnement sur une écologie de progrès ».
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