Quinze minutes, silence compris. Une centaine de militants et de sympathisants du Parti socialiste (PS) commémoraient ce jeudi 8 janvier les 30 ans de la disparition de François Mitterrand à Jarnac (Charente). En ses terres natales, «l’enfant du pays» repose depuis 1996 au cimetière des Grands-Maisons, dans le caveau familial. Passage obligé pour qui voulait briller – ou exister – au PS, ce pèlerinage hivernal a longtemps réuni les figures tutélaires de la gauche. Trois décennies après le décès du premier président socialiste de la Ve République, les visages censés incarner le PS n’étaient plus qu’une poignée emmenée sous la bruine et d’un pas pressé par Jean Glavany, ancien chef de cabinet de François Mitterrand à l’Élysée et ministre sous le gouvernement Bérégovoy. «Nous ne faisons pas ça pour mobiliser ou recruter du monde. C’est un moment intime de recueillement, de fidélité et d’amitié», avance celui qui préside aujourd’hui l’Institut François Mitterrand (IFM).
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