Une vérité s’est imposée au Parti socialiste (PS), dimanche 15 mars au soir, au premier tour des élections municipales : si, à un an de la présidentielle, il veut sortir renforcé de ce scrutin, ou tout simplement se maintenir dans certains de ses fiefs, le parti aura besoin de La France insoumise (LFI). Dans plusieurs grandes villes, comme à Roubaix, à Limoges, à Toulouse ou à Lille, le mouvement s’est hissé soit en tête soit en position de conditionner la victoire de la gauche au second tour, dimanche 22 mars. Sur X, Jean-Luc Mélenchon s’est félicité d’une « magnifique percée ». Au siège du mouvement, à Paris, le coordinateur des « insoumis », Manuel Bompard, a, lui, noté une « progression remarquable de LFI », qui a vu ses listes « doubler », « tripler » ou « quadrupler » par rapport à 2020. A l’époque, le mouvement ne s’était pas investi dans le scrutin municipal.
A Paris, à Lyon et à Marseille, les candidats « insoumis », qui ont rassemblé plus de 10 % des voix, sont incontournables. A Limoges, le député de la Haute-Vienne Damien Maudet devance le socialiste Thierry Miguel, même si c’est la droite, avec Guillaume Guérin, qui fait la course en tête. A Nantes, la maire Johanna Rolland (PS), arrivée première, a, elle aussi, besoin d’une alliance avec LFI pour garder la ville. A Toulouse, le candidat PS François Briançon, parfois donné comme capable de battre le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (divers droite), arrive troisième, derrière François Piquemal, le député LFI de Haute-Garonne. A Lille, l’« insoumise » Lahouaria Addouche (23,36 %) talonne le socialiste Arnaud Deslandes (26,26 %), et devance l’écologiste Stéphane Baly (17,75 %). Une alliance de LFI et des Ecologistes pourraient leur permettre d’emporter ce bastion socialiste.
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