Ce matin-là, à Ajaccio, la lumière avait cette douceur qui suspend le cours du temps. Entre la Méditerranée et les reliefs silencieux, tout paraissait s'accorder dans une harmonie presque irréelle. Les Corses connaissent ce miracle : les îles Sanguinaires, ces quatre îlots mystérieux situés à l'extrémité du golfe… C'est dans ce décor, où chaque pierre semble chargée de mémoire, qu'une scène inattendue s'est offerte aux regards : Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles marchant côte à côte.
Il faut dire que leur élégance détonne parmi les promeneurs en baskets et coupe-vent. Jean Levi's pour lui, pull marine sur une chemise avec cravate (même en mode détente, on reste un responsable politique), blouse cintrée pour elle, légers talons et un pantalon taille haute qui épouse sa silhouette parfaite. Une élégance classique, un couple incroyablement atypique. D'un côté, un politique issu du peuple, à l'ascension indéniable. De l'autre, une princesse issue de la plus haute noblesse : allure souveraine, tempérament résolu, héritière d'un rang qu'elle ne conçoit ni comme un privilège ni comme une parure. Elle le rappelle sans détour : « Être princesse n'est pas un conte de fées, mais une vie faite de devoir et de responsabilités. »
|